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L'éditorial
du Président de l'association :
Les
conduites addictives recouvrent un champs clinique
hétérogène. Il s’agit de maladies chroniques associant la perte de
contrôle de la consommation de certaines substances psychoactives
(c’est à dire des substances chimiques qui agissent sur le cerveau),
la poursuite de cette consommation malgré des conséquences néfastes,
et l’évolution variable vers des phénomènes de dépendance physique
et/ou comportementale avec syndrome de sevrage lors de
l’interruption de la consommation.
Des déterminants individuels
neurobiologiques, comportementaux, ou psychologiques, et des facteurs
environnementaux favorisant ou limitant, vont jouer un rôle dans
l’apparition de ces comportements addictifs.
Les travaux réalisés ces dernières années
(notamment l’évaluation neuropsychologique et l’imagerie cérébrale)
permettent d’apporter des éléments de compréhension quant à la genèse de
ces troubles ou leur pérennisation. Les substances psychoactives
agissent sur le cerveau en mobilisant l’ensemble des système de contrôle
de son activité, en excitant à faible dose, en calmant ou en endormant à
plus forte dose.ant ou en endormant à
plus forte dose.
L’addiction aux substances psychoactives
(alcool nicotine, cannabis autres drogues, certains médicaments) ont des
mécanismes communs, neurobiologiques et cognitifs en particulier. Ces
mécanismes mettent en jeu des systèmes particuliers du cerveau impliqués
dans la récompense (plaisir) le soulagement, l’évitement des phénomènes
associés aux sevrages, le désir fort de renouveler la consommation.
L’équilibre des différents systèmes entre eux
est modifié de façon importante par l’administration aiguë des produits
, des corrections se faisant progressivement avec la répétition de
l’usage. Sous l’influence de cette répétition, les possibilités
d’adaptation du cerveau se détériorent pour certains individus, l’envie
plus ou moins répressible de reconsommer sans cesse du produit apparaît.
Cette compulsion à consommer pourrait persister pendant plusieurs
années, l’addiction installée, et ceci même en cas de sevrage de
produit.
La période
l’adolescence, qui est aussi la période l’expérimentation des produits,
représente une particulière vulnérabilité du fait de la maturation
incomplète des structures psychiques.
L’évolution de l’expérimentation, vers
l’usage puis l’addiction est extrêmement variable d’un individu à
l’autre. L’addiction peut apparaître très rapidement selon les individus
et/ou le produit utilisé.
COM ADDICT réunit en Basse Normandie les
personnes intéressés ou impliqués dans la compréhension, le soin, la
recherche, la prise en compte des addictions.
En 2006
l’association s’est intéressée aux poly consommations, en 2007 à la
prévention des addictions, en
2008 nous avons fait un
détour par les addictions sans drogue, 2009 sera une année consacrée à
la drogue la plus utilisée : l’alcool. Cette année débute par une
réunion débat le 27/01/2009 (Amphithéâtre A de Tocqueville université de
CAEN à 18h30)
avec comme invité le Dr P
BATEL sur le thème de « L’alcool entre représentations sociales et
connaissances scientifiques »
et se terminera en
novembre 2009 par un colloque autour de l’addiction alcoolique.
Dr François VABRET
Président de l'association
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